Acheter le vélo d’occasion d’une équipe professionnelle

LES PIÈGES À ÉVITER

Source : Wikimedia
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Voilà bien le rêve de tout cycliste : posséder le vélo de son équipe préférée ou celui d’un coureur de légende, ou encore rouler sur un vélo ayant participé à une étape du Tour de France restée dans les mémoires collectives. Ce rêve est plutôt accessible, à condition d’y mettre le prix et de s’y prendre à l’avance.


Alors que le Giro bat son plein et que le Tour de France s’annonce, il est temps de penser à l’acquisition du vélo de son futur vainqueur. Si l’on en croit BetStars, c’est Christopher Froome qui, avec une cote de 1 contre 1, est largement favori à sa propre succession, mais les vélos de Nairo Quintana, dont la cote est de 7 contre 2, ou de Richie Porte, à 9 contre 2, seront également des objets précieux.

Dans cet article, nous ne vous parlerons pas de la méthode à suivre pour acheter le vélo d’un professionnel, puisque nous l’avons déjà abordé dans un article précédent, mais plutôt des écueils à éviter. En effet, il est nécessaire d’être très vigilant dans un tel achat pour que le rêve ne tourne pas au cauchemar. En raison de la somme investie (comptez entre 3000 et 5000 euros), bien qu’elle soit en général deux fois inférieure au prix neuf du vélo, il faut être certain de faire le bon choix.

D’abord, il faut savoir que les équipes ne vendent leurs vélos qu’en fin de saison, évidemment. Mais les acheteurs commencent à faire leurs emplettes dès l’été, en réservant leur vélo pour l’automne. Il faut donc vous y prendre le plus tôt possible, au risque de ne plus trouver le vélo que vous désirez par-dessus tout. Mais ceci rend l’achat plus risqué, car il est indispensable de voir votre vélo avant de l’acheter et de constater son état d’usure, qui ne sera pas le même entre août et octobre.

Et pour cause, les vélos des professionnels sont soumis à un rythme sans aucune comparaison avec un vélo d’amateur, même chevronné. Les vélos d’entraînement seront ceux que vous voudrez éviter à tout prix, car ils sont fortement soumis aux cadences infernales. Les vélos à privilégier seront donc les vélos de remplacement lors des courses, ceux qui passent le plus de temps sur le toit des voitures que sur le bitume. Si vous prenez un vélo trop usé, même après seulement quelques mois d’utilisation, vous risquez très vite de devoir changer des pièces qui vous coûteront des sommes loin d’être anodines. Il faudra donc bien vous renseigner auprès du vendeur sur le nombre de kilomètres parcourus par tel ou tel vélo.

Source : Wikimedia
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Ensuite, n’oubliez pas que les vélos professionnels sont taillés... pour des professionnels. Autrement dit, des cyclistes qui sont plus allongés que la normale sur leur monture auront cette spécificité sur leur vélo. Attention donc car souvent, changer la hauteur des selles ou des fourches n’est pas faisable si les vélos ont été faits sur mesure pour le coureur. Il ne faudra donc pas seulement voir le vélo mais bien monter dessus pour être certain que vous pourrez l’utiliser sans vous blesser le dos.

N’oubliez pas non plus que les professionnels roulent avec un braquet énorme (en général 53x39) et que la plupart des amateurs ne pourront pas en faire usage. Il faudra ainsi changer à minima les plateaux, voire le pédalier et, étant donné la qualité du matériel, le prix ne sera pas négligeable, une fois de plus : cela pourra atteindre plusieurs centaines d’euros.

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Enfin, rappelez-vous que cet achat est généralement sans aucune garantie : si votre cadre se brise après quelques mois, vous n’aurez plus que vos yeux pour pleurer. Acheter le vélo d’une équipe professionnelle est donc possible et vous assurera de disposer d’un matériel exceptionnel pour vos sorties, à condition d’en déjouer les pièges.



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